Rêve(s)

J’étais parti pour écrire un texte sur le rêve, ou plutôt les rêves que j’ai faits cette nuit, mais hors mis quelques images, tout le reste s’est fait la malle : Une amie qui me met à la porte de chez elle. Quelqu’un qui court dans une rue déserte à la recherche d’un médecin, moi qui me suis endormi dans un bus et qui dois me retaper toute la ligne pour me rendre, je crois, dans une gare pour aller je ne sais trop où. J’avais, aussi, un ventre énorme, ce qui n’est pas le cas dans la réalité, même si j’ai quelques kilos à perdre.

Et c’est tout. Un peu léger, vous en conviendrez.

J’ai écrit, ailleurs, que je me fiais de plus en plus à mes rêves. C’est vrai. A condition qu’il en reste quelque chose.

Dernière fois

Je ne vais plus sur internet à la recherche de photos ou de vidéos, j’en ai suffisamment comme ça, sauf cas particulier, car il y a toujours des cas particuliers.

Le soir je erre dans ma cuisine. Il est onze heures et demi, minuit. J’ai toujours du mal à aller me coucher.

J’imagine que les gens vont rire à ma pièce – j’en suis à la relecture. Mais pour qu’ils rient, encore faut-il qu’ils la voient et pour qu’ils la voient, encore faut-il qu’elle soit jouée quelque part. Si possible dans une grande salle et qu’il y ait, au moins, un interprète connu. Sinon, personne ne viendra. C’est la dernière fois que j’en parle.

La nuit dernière, j’ai rêvé que des gens se faisaient trucider à coups de couteau. J’étais dans mon coin et j’attendais mon tour.

C’est bon de se réveiller parfois.

Une ile, peut-être

C’est un lieu indéterminé. Une ile, peut-être, au milieu d’une ville. On ne voit pas les quais. C’est un ensemble en démolition-reconstruction mais qui n’est pas défini, dont les contours sont eux aussi indéterminés. Les formes sont à la fois visibles et invisibles. On les voit, sans les voir vraiment, mais elles sont réelles et palpables. Les bâtiments en démolition sont imbriqués dans ceux en construction.

C’est le jour, ou la nuit. Ou les deux à la fois.

Zone industrielle de Philadelphie qui aurait inspirée David Lynch pour écrire Eraserhead

Je suis avec Marie et Philippe. Philippe, semble-t-il, connait déjà les lieux. Nous sommes venus accompagner Marie qui vient d’être engagée dans un nouveau travail mais à qui on a demandé de déménager ses affaires pour les porter dans les nouveaux locaux en construction.

Elle s’en va donc à un moment donné. J’aperçois, au loin, un bâtiment qui semble assez long, mais pas très haut, il est couleur brique. Ce sont les nouveaux locaux. Ceux dans lesquels va travailler Marie. Il y a, à un autre moment, un mur de brique, assez haut, dans lequel il y a une petite ouverture. Un homme, un ouvrier, s’adresse à un autre homme qui est sur sa droite, en contrebas. L’ouvrier semble suspendu dans les airs, presque perpendiculaire au mur, mais on voit qu’il est maintenu par un filin. Il agite lentement les bras, comme s’il effectuait un numéro d’équilibriste.

En attendant Marie, nous déambulons. Nous apercevons, de l’autre côté de… quelque chose, quatre individus qui soulèvent et emportent une voiture dont les roues ont été enlevées. Cet endroit dans lequel ils se trouvent et qui semble différent, presque désert, personne ne doit y pénétrer.

Marie revient, ou est revenue. Elle me demande comment je vais rentrer. Par le métro, sans doute, mais quelle est la station la plus proche ? Elle me propose aussi de rester avec eux pour manger une pizza. J’hésite un moment, car j’ai du cholestérol (ce qui est vrai).

Rien n’est clairement fixé, définitif, puisqu’en démolition et en construction.

Je crois que c’est tout.

Un rêve de circonstance

Aujourd’hui, j’avais envie de travailler, mais nous sommes dimanche. La nuit dernière, j’ai fait un rêve. Une femme entrait dans une rame du métro. Elle avait le visage et l’apparence d’une comédienne que j’aime beaucoup et qui s’appelle Constance Dollé. Je crois même que j’en suis un petit peu amoureux, surtout après le rêve de cette nuit. Pourquoi elle ? Pourquoi ai-je rêvé d’elle ? Je n’en sais rien. Car je n’y pensais pas avant ce rêve. Je l’ai vu dans quelques films mais je l’ai vraiment découverte dans Un village français, excellent série au demeurant.

Bref… Elle entre dans la rame, va s’asseoir prés d’un voyageur et lui demande de lire un dialogue. Il est très court, il ne dure que quelques secondes. Puis elle vient s’asseoir à mes côtés. Sans l’avoir vu, je sais que le dialogue précédent – elle en change en fonction des gens – était tapé. Alors que celui qu’elle me présente est manuscrit et particulièrement illisible. Les répliques que je dois lire, en particulier. C’est elle qui commence. Tout se passe bien, pour moi, au début. Les mots sont relativement clairs. Mais plus j’avance, plus l’écriture devient incompréhensible. J’essaie de déchiffrer, mais c’est très difficile. Je dis ce que je lis et ça ne veut rien dire. Les mots n’ont aucun sens.

Et ça s’arrête là.

J’ai trouvé des photos sur internet, mais comme elles sont protégées, je n’ai pas osé en mettre ici. Mais vous pouvez la découvrir en cliquant sur ce lien.

C’est vraiment le genre de femme qui m’attire particulièrement.

Le bel appartement

C’est un bel appartement, dans lequel je me sens très à l’aise. Il y a quelques meubles, mais il va falloir que j’aille chercher toutes mes affaires dans mon logement actuel qui n’est pas grand et que je suis content de quitter.

Je suis dans une voiture qui est, je crois, décapotable. Je roule dans un tunnel. D’autres voitures roulent dans le sens opposé. Ma route à moi est balisée. Des barrières souples maintiennent automatiquement ma voiture dans la bonne direction. Il y a une sortie que je dois prendre, mais je la manque. Et je me retrouve, au bout de quelques temps, dans un village dont les rues ne sont pas goudronnées. Une voiture, garée sur la gauche, gêne un peu le passage. Mais c’est une femme, rangée sur le côté de cette voiture, qui m’empêche de passer. Elle me tourne le dos et marche lentement. Arrivée devant cette voiture, elle se tourne vers moi et je m’aperçois, alors, qu’elle est aveugle.

Je suis finalement arrivé dans mon immeuble. Il n’y a pas hall, mais une grande allée couverte de plantes de toutes sortes sur les murs et des gens qui déambulent comme ils le feraient dans un centre commercial.

Puis je suis dans un tunnel qui doit faire partie de l’immeuble. Il est large et profond et manifestement, il est en construction car quelques blocs de pierre jonchent le sol. Un groupe de gens est assemblé et regarde un écran sur lequel j’apparais accompagné d’une autre personne. Ces gens semblent ravis car, sans doute, est-ce un exploit que nous avons réalisé. Mais il reste encore beaucoup de travail. Je suis content de me voir sur cet écran et je me trouve plutôt pas mal, mieux que ce que je pensais.